Trail des Gets – Les Gets (74) – Dimanche 19 juillet 2026

Jean-Christophe et Claire étaient au départ, le dimanche 19 juillet, du Trail des Gets sur le format 44 km  (2400m de D+).  Jean-Christophe prend une superbe 13ème place en 4h55, ce qui lui permet de se qualifier pour le Championnat de France de Trail long 2027, qui se déroulera en Bretagne (Guerlédan). Claire prend quant à elle la 53ème place chez les femmes, avec un temps de 7h53.
 
 
Le compte-rendu de Jean-Christophe :

Je me suis inscrit assez tard (fin mai) en me disant que j’essaierai de tenter de me qualifier pour les France de Trail long en 2027, qui auront lieu pour le première fois pas trop loin de la Normandie (chez nos voisins bretons, lors d’un trail avec une belle réputation).  J’embarque Claire dans l’aventure pour ce Trail aux Gets. 

Difficile de savoir quel temps il faudra faire pour se qualifier car l’indice VK Trail est complexe. Je dois faire au maximum 4,10. En regardant le parcours et les temps de l’an dernier par rapport à mon niveau, 5h serait un temps correct (qui correspond à la 5ème place l’an dernier mais le trail n’était pas qualificatif au France). Le parcours semble avoir des chemins assez roulants mais il faudra voir sur le parcours !

On arrive la veille. Retrait de dossard l’après-midi. On dort sur place en camping-car à 500 mètres du départ. Réveil 5h30. Petite photo tous les 2 avant de partir. Départ 7h. Je pars tranquille, bien relâché dans le village et j’attaque la première montée sur une piste de ski en marche avec bâtons. Je dois être entre la 25ème et la 30ème place au bout de 30 minutes. Mon objectif est vraiment d’être tranquille jusqu’à la moitié (on passera d’ailleurs à ce moment-là à 300 m de l’arrivée pour un ravitaillement).

En haut de la première montée (km 10), je suis 23ème et je me sens plutôt bien. Je commence déjà à bien boire et manger. Première descente « tranquille » jusqu’au 16ème kilomètre et le premier ravitaillement. Je remplis ma flasque. Je croise un supporter (grand-père d’un enfant que j’ai entraîné au tennis) et je repars pour une petite montée dans laquelle je prends un rythme un peu plus soutenu. Descente assez raide où je ne m’emballe pas et première petite chute sans gravité. J’arrive à mi-course au bout d’environ 2h30 d’effort. Ravitaillement solide et remplissage de flasque.

Je repars assez vite et j’arrive à courir pratiquement toute la montée vers le Mont Caly (une petite erreur d’orientation qui me coûte une minute environ). Encore un ravitaillement rapide et je pointe à la 19ème place. Encouragement de mon supporter ! Merci à lui. Ensuite, une partie roulante plutôt descendante dans laquelle je double plusieurs personnes. Je me sens bien. Petite faute d’inattention en regardant ma montre, je trébuche sur un caillou et je tombe, la partie droite en avant sur la main, le coude, la fesse et un peu le dos. Cela refroidit d’un coup ! Difficile de repartir. C’est bien écorché, cela tire un peu et je regarde ma main qui est en sang. Il reste 14 kilomètres, il va falloir serrer les dents. J’ai du mal à appuyer sur mon bâton droit. Je continue cette partie roulante en retrouvant néanmoins un rythme intéressant et je continue à doubler (2 concurrents) juste avant la dernière difficulté, qui est d’ailleurs la plus raide. Je suis alors 13ème.

Je monte à mon rythme mais sans creuser d’écart avec ceux que j’ai doublé juste avant sur le plat. La fatigue commence à se faire sentir. Je gère bien cette montée avant la descente vers le dernier ravitaillement qui est à 7 kilomètres de l’arrivée. Je ne prends pas de risque, je remplis ma flasque pour continuer à boire. Les 5 kilomètres suivants, il faut courir sur du plat ou légèrement montant ou descendant. J’y arrive et me force ; c’est bientôt la fin qui est très pentue sur les deux derniers kilomètres. Surprise, je me fais doubler dans le dernier raidillon par deux concurrents que j’avais doublés dans la dernière montée il y a 10 kilomètres. Impossible de les suivre ; je suis un peu sur la retenue en descente depuis ma chute. Je finis 15 secondes derrière eux, à la 13ème place et un chrono de 4h55’38 ». Je suis plutôt satisfait du chrono malgré la chute (l’an dernier, j’aurais fini 4ème avec ce temps-là).
 
Passage à la tente secours. On me dit d’aller directement chez le médecin pour suturer ! Dans mon malheur, j’ai eu de la chance, les parties nobles n’ont pas été touchées. Juste 4 points de suture à garder 15 jours en évitant de se servir de ma main. Petite douche avant d’aller voir Claire pour la fin de son parcours. Je fais la dernière descente avec elle. Elle termine en 7h59’44 avec une 53ème place chez les féminines. Contrat « moins de 8h » rempli. Moins de plaisir pour Claire que l’an dernier sur le Trail des Fiz. Il est vrai que les paysages étaient un peu moins alpins et avec moins de parties techniques. Claire n’aime pas trop les parties où l’on doit courir. Comme elle le dit : « un trail à la montagne et non un trail de montagne ». 
 
Quelques jours de récupération ensuite avant le dernier bloc de préparation en montagne pour l’objectif de l’année : le Grand Raid des Pyrénées fin août avec ses 175 kilomètres et 10 500m de dénivelé positif.